La réponse, c'est nous
« A resposta somos nós » — la réponse, c'est nous. La pancarte est portée à bout de bras au-dessus d'une coiffe de plumes, dans une rue où il fait trente-cinq degrés. C'est la phrase que j'ai le plus lue et le plus entendue pendant ces journées.
J'ai photographié des délégations venues de très loin pour être là : peuples indigènes, familles déplacées par les barrages, syndicats, collectifs de quartier. Ce qui frappe n'est pas le folklore des coiffes — c'est le sérieux. Des gens qui savent exactement pourquoi ils ont fait le voyage.
J'ai travaillé en couleur pour les cortèges, parce que la couleur est là un argument politique, et en noir et blanc pour les visages, parce qu'elle ne l'est plus.
