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Hernán MELO VELÁSQUEZ

Séries

L'huile et les jours

Cameroun · 8 décembre 2024 · 9 photographies

Un lieu de travail sans électricité, avec des fûts, un toit de tôle et le soleil pour seule lumière. C'est là que j'ai commencé cette série, et j'y suis revenu plusieurs fois.

Le geste qui revient dans presque toutes les images est un geste de portage : une barre sur les épaules, une bassine sur la tête, un fût qu'on bascule à deux. Rien n'est mécanisé, tout est réparti entre des corps. Photographier cela sans le rendre pittoresque a été le vrai problème de la série.

Autour du site, il y a les marchés, les chefferies, le festival de fin d'année, et des gens qui posent volontiers dès qu'on prend le temps de demander. Les portraits en noir et blanc ont tous été faits à l'ombre d'un mur, en trois minutes.

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La barre sur les épaules, deux fûts, la fumée derrière.
01 La barre sur les épaules, deux fûts, la fumée derrière.
À deux, pour basculer le fût sur la table de tri.
02 À deux, pour basculer le fût sur la table de tri.
Le sol brûle encore de la cuisson de la veille.
03 Le sol brûle encore de la cuisson de la veille.
Bidons et bassine : tout le stock d'une journée.
04 Bidons et bassine : tout le stock d'une journée.
Sous le hangar, les régimes attendent alignés.
05 Sous le hangar, les régimes attendent alignés.
Fin d'après-midi, la lumière ne vient plus que de la porte.
06 Fin d'après-midi, la lumière ne vient plus que de la porte.
Trois minutes à l'ombre d'un mur de briques.
07 Trois minutes à l'ombre d'un mur de briques.
La brume monte sur la forêt, une heure avant la nuit.
08 La brume monte sur la forêt, une heure avant la nuit.
Au marché, en début de soirée.
09 Au marché, en début de soirée.
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