L'huile et les jours
Un lieu de travail sans électricité, avec des fûts, un toit de tôle et le soleil pour seule lumière. C'est là que j'ai commencé cette série, et j'y suis revenu plusieurs fois.
Le geste qui revient dans presque toutes les images est un geste de portage : une barre sur les épaules, une bassine sur la tête, un fût qu'on bascule à deux. Rien n'est mécanisé, tout est réparti entre des corps. Photographier cela sans le rendre pittoresque a été le vrai problème de la série.
Autour du site, il y a les marchés, les chefferies, le festival de fin d'année, et des gens qui posent volontiers dès qu'on prend le temps de demander. Les portraits en noir et blanc ont tous été faits à l'ombre d'un mur, en trois minutes.
