Ombres portées
Ces images n'ont pas été faites ensemble. Elles se sont rassemblées après coup, quand j'ai remarqué que je photographiais toujours la même chose : le moment où la lumière est si basse que l'ombre devient plus grande que ce qui la produit.
La règle, ici, est de tirer sombre. Les trois quarts de plusieurs de ces images sont vides. Ce qui reste — une jambe, un dossier de chaise, un visage — n'existe que par contraste avec ce vide.
C'est la série la plus lente : deux ans pour sept photographies, et rien ne garantit qu'elle soit terminée.
